« Le grand remplacement ». Réflexions sur la fabrique des discours de haine.

Le Venin dans la plume qui vient de paraître aux éditions de la Découverte a déjà fait l’objet de plusieurs comptes rendus qui donnent un aperçu fidèle des grandes lignes et des enjeux du livre. C’est le cas notamment de l’article écrit par Laurence de Cock et Mathilde Larrère, publié par Politis cette semaine (https://www.politis.fr/articles/2019/09/un-contrepoison-au-roman-national-40826/ ).

Puisque l’essentiel des arguments développés dans cet ouvrage sont mis ainsi à la disposition des lecteurs, il m’a semblé plus utile d’expliquer dans le blog d’aujourd’hui la démarche que j’ai suivie pour aboutir aux conclusions de ce livre. Il s’agit d’un essai qui s’inscrit dans le prolongement de mes travaux sur l’histoire du nationalisme (cf notamment A quoi sert l’identité nationale, Agone, 2007). Le but était d’essayer de comprendre pourquoi, malgré l’immense flot des discours, des articles et des livres qui dénoncent, depuis plus de trente ans, la montée de l’extrême droite, les thèses résumées aujourd’hui par le slogan du « grand remplacement » ont autant d’impact dans l’opinion.

Le facteur conjoncturel qui m’a poussé à me replonger dans ce type de recherches, c’est la publication du dernier ouvrage d’Eric Zemmour intitulé Destin français, paru chez Albin Michel en septembre 2018. Le polémiste du Figaro y pousse au paroxysme la dénonciation des universitaires (et surtout des historiens), qu’il avait déjà amorcée dans son best seller Le Suicide français (Albin Michel, 2016). Ce qui m’a fortement choqué, ce sont les insultes à l’égard de notre profession, présentée comme une « mafia » contrôlant la « grande machinerie universitaire historiographique (qui) euthanasie la France ». La formidable campagne promotionnelle de ce livre a permis à Zemmour de diffuser son venin dans une grande partie de la presse, des radios, des chaînes télévisées. Ses propos sur Pétain, sur l’immigration, sur le féminisme ont été critiqués, mais pratiquement personne ne s’est fermement élevé contre le discrédit de notre profession. Discrédit entretenu ensuite par Zemmour grâce à la chronique hebdomadaire qu’il tient dans le Figaro (cf notamment celle du 17/4/2019 : « La plupart des historiens qui se disent scientifiques sont devenus de nouveaux prêtres qui servent de nouveaux dieux »).

Les historiens eux-mêmes n’ayant pas jugé utile de répondre publiquement à ces mises en cause, je me suis dit que le pauvre Marc Bloch avait dû se retourner dans sa tombe car il avait bien compris, pour sa part, que l’anti-intellectualisme était une dimension essentielle de la propagande d’extrême droite. C’est pendant la Résistance, alors qu’il combattait les nazis les armes à la main, qu’il a écrit son livre Apologie pour l’histoire ou Métier d’historien qui commence par cette phrase : « Papa, explique-moi à quoi sert l’histoire ». Dans ces moments tragiques, la leçon que nous a transmise Marc Bloch, c’est que nous devons être capable de justifier notre pratique professionnelle auprès de tous les citoyens et même des enfants. Défendre l’autonomie de la recherche historique face à la politique politicienne, c’est un devoir civique. Ceux qui l’oublient ne devraient pas s’étonner que le « populisme »  ait le vent en poupe. Ce n’est nullement un hasard si les deux pseudo-historiens réactionnaires que Marc Bloch dénonce dans son Apologie pour l’histoire, Charles Maurras et Jacques Bainville, soient les deux principales références d’Eric Zemmour. Nous sommes bien aujourd’hui engagés dans le même type de combat que nos prédécesseurs des années 1930.

Voilà pourquoi je me suis efforcé de montrer dans ce livre que les thèses d’Eric Zemmour n’avaient rien de nouveau, mais qu’elle s’inscrivaient dans le prolongement du discours réactionnaire traditionnel sur l’histoire. La comparaison avec Edouard Drumont s’est imposée très tôt. Comme j’avais lu la France Juive dans mes recherches sur l’histoire de l’antisémitisme, l’hypothèse avancée par l’historien israélien Shlomo Sand – qui a été le premier à comparer Drumont et Zemmour – m’a semblé d’emblée pertinente. Constatant, à propos du Suicide français, que « jamais depuis la France Juive de Drumont en 1886 un essai politique comme celui de Zemmour n’avait connu une diffusion aussi impressionnante », Sand poursuit en disant que « le contexte et les causes du succès de ces essais étaient similaires » (La fin de l’intellectuel français ?, La Découverte, 2016, p. 248). Jusqu’ici, personne n’avait tenté d’éprouver cette hypothèse en menant une recherche empirique comparant terme à terme les écrits de Drumont et de Zemmour. C’est ce que j’ai fait dans ce livre.

Dans un premier temps, j’ai voulu élargir la comparaison en ajoutant un troisième pôle pour intégrer les années 1930. J’ai choisi Henri Béraud, le journaliste vedette de l’hebdomadaire d’extrême droite Gringoire car il présente plusieurs points communs avec Drumont et Zemmour : issu d’un milieu populaire, de gauche dans sa jeunesse, il a lui aussi basculé à l’extrême droite à l’âge mûr. Mais je me suis vite rendu compte que la prose de Béraud ne rentrait pas dans la même catégorie que celle de Drumont et de Zemmour. Même si Béraud a écrit, lui aussi, des ouvrages historiques, ses articles de Gringoire (réunis en livres) sont des interventions au jour le jour, motivées par la violence de la lutte des classes des années 1934-45.

En revanche, la comparaison entre les écrits de Drumont et ceux de Zemmour s’est avérée d’emblée pertinente car tous deux proposent une version de l’histoire de France explicitement présentée comme une machine de guerre contre ce qu’ils appellent « l’histoire officielle ». Certes, ceux qui refusent énergiquement (pour des raisons diverses et souvent confuses) de comparer les deux polémistes peuvent avancer de nombreux arguments : leurs livres ne sont pas organisés de la même manière, leur style est différent, de même que leur façon de raconter l’histoire. Et surtout, on ne retrouve pas, dans les livres de Zemmour, la violence verbale ad hominem qui caractérise la prose de Drumont, parce que ce genre d’insultes est aujourd’hui réprimé par la loi.

Lorsqu’on publie un essai qui vise à toucher un public plus large que celui des spécialistes, on doit sacrifier les développements méthodologiques ou théoriques. Le prix à payer c’est que la plupart des lecteurs ne voient pas l’échafaudage qui sous-tend la démonstration. J’ai construit cet échafaudage en m’inspirant de l’analyse de discours que Michel Foucault a proposée dans l’Archéologie du savoir (Gallimard, 1969). Dans ce livre, Foucault prend ses distances avec l’histoire des idées en montrant comment des discours appartenant à des genres différents peuvent obéir à des règles communes. Centrée sur l’histoire des sciences, l’archéologie du savoir dégage un système de formation et de transformation des énoncés (l’épistémé), qu’il définit comme l’ensemble des relations qu’on peut découvrir entre les sciences à une époque donnée. Comme je le fais toujours dans mes travaux, j’ai adapté ces réflexions philosophiques pour forger les outils dont j’avais besoin pour ma proche recherche.

Je suis passé par une étape intermédiaire qui a été développée par un autre philosophe moins connu que Michel Foucault, mais aussi important pour moi. Il s’agit de Ian Hacking qui a publié un ouvrage intitulé en français L’âme réécrite. Etude sur la personnalité multiple et les sciences de la mémoire (Les Empêcheurs de tourner en rond, 1998). Dans ce livre, Hacking montre que les sciences de la mémoire sont nées en France à la fin du XIXe siècle, en imposant un nouveau type de vérités. Les troubles de la personnalité qui étaient auparavant analysées sous l’angle de la morale ont été expliqués par des arguments d’ordre scientifique. Pour étayer sa démonstration, Hacking se réfère à Foucault (et aussi au linguiste Noam Chomsky) en faisant une distinction entre connaissances superficielles et connaissances profondes. « La connaissance profonde n’est peut-être pas accessible à tous. Elle ressemble plutôt à une espèce de grammaire, à l’ensemble sous-jacent des règles qui déterminent, non pas en l’occurence ce qui est grammaticial, mais ce qui permet de saisir la différence entre ce qui est vrai et ce qui est faux » (p. 314).

Le Venin dans la plume a pour but de montrer que c’est au niveau de la grammaire, c’est-à-dire des règles qui séparent le vrai et le faux, qu’il convient de se placer si l’on veut trouver des points communs entre ces deux polémistes. Parmi les commentaires négatifs que j’ai reçus à propos de ce livre, certains m’ont accusé de faire le jeu des « islamo-gauchistes » parce que j’ai osé comparer l’antisémitisme de Drumont et l’islamophobie de Zemmour. Tout ce que je peux leur répondre se résume dans ce proverbe chinois : « quand le sage montre la lune, l’imbécile regarde le doigt ».

Je me suis servi des références théoriques que je viens de citer parce que je me suis rendu compte que la question de la vérité était un enjeu majeur dans le combat que mènent les idéologues du « grand remplacement ». Les historiens qui se contentent de dénoncer les « erreurs » de Zemmour au nom des vérités de leur science ont raison de le faire, mais ce n’est pas suffisant. Ils ne peuvent pas lutter efficacement contre ce genre de polémistes, parce qu’ils restent confinés dans une forme d’ethnocentrisme rationaliste. Je me suis adressé ce genre de reproches à moi-même car j’ai sillonné la France pendant plus de vingt ans en multipliant les conférences pour dénoncer l’antisémitisme, la xénophobie, le racisme, etc. Mais le moins que l’on puisse dire, c’est que les résultats n’ont pas été à la hauteur de mes espérances.

C’est cette expérience pratique et civique qui m’a conduit à m’intéresser de plus en plus à la réception des discours. La plupart des historiens français qui ont travaillé sur l’extrême droite et l’antisémitisme ont négligé ce champ de recherches. Ce n’est sans doute pas un hasard si les travaux du linguiste canadien Marc Angenot sont si mal connus dans la corporation. Dans son livre, Ce que l’on dit des juifs en 1889 (Presses Universitaires de Vincennes, 1989), il reproche à juste titre aux historiens de se limiter à l’analyse des arguments antisémites. Comment comprendre l’extraordinaire succès éditorial de la France Juive si l’on se contente de dénoncer les inepties et les obsessions de Drumont ?

L’un des grands points communs entre la prose de Drumont et celle de Zemmour c’est que tous deux développent un discours de vérité ; et leurs adeptes (comme je le montre en analysant les commentaires des fans de Zemmour sur les réseaux sociaux) sont convaincus eux aussi que ces polémistes disent vrai. C’est ce constant qui m’a conduit à analyser la « grammaire », c’est-à-dire les règles que ces polémistes réactionnaires appliquent pour établir le partage entre vérité et erreur. Ces règles ne sont pas du même type que celles qui nous permettent de dire que 2+2= 4. Pour comprendre leur efficacité il faut étudier la rhétorique (c’est-à-dire l’art de convaincre) que développent les polémistes réactionnaires ; ce qui nécessite d’accorder de l’intérêt aux différents niveaux de réception de leur discours.

Tels sont les principaux outils méthodologiques à l’aide desquels j’ai comparé les ouvrages de Drumont et de Zemmour. En avançant dans la recherche, j’ai constaté que les points communs étaient beaucoup plus nombreux que ce que j’imaginais au départ. Sans reprendre ici la démonstration que je développe dans le livre, j’insisterai simplement sur le fait qu’il s’agit dans les deux cas d’une histoire identitaire. Elle mobilise les ressources émotionnelles du récit, tout en utilisant la rhétorique de la science historique.

Cette histoire identitaire est adaptée aux principes démocratiques que la IIIe République a imposés dans les années 1880 : régime parlementaire, liberté de la presse, lois scolaires, etc. C’est aussi au cours de cette décennie que se produit la nationalisation de la société française, illustrée par l’intégration des classes populaires au sein de l’Etat-nation. Voilà pourquoi, la France Juive (publiée en 1886) peut être considérée comme l’ouvrage fondateur d’une nouvelle histoire identitaire. Pour intéresser le public populaire aux péripéties de la vie politique, les journalistes de la presse de masse développent une « mise en récit » qui s’inspire de la chronique des faits divers, avec des victimes, des criminels et des juges (ou des policiers). Un nouveau sens commun, appelé « actualité », s’impose alors qu’Edouard Drumont mobilise pour convaincre ses lecteurs. Son histoire identitaire met en scène deux grands personnages : une victime (la France) et un agresseur (l’étranger incarné par le juif). La mobilisation des émotions des lecteurs est renforcée en exploitant les ressources de la tragédie : Drumont annonce la disparition prochaine de la France si elle ne se révolte pas contre la domination juive. La rhétorique du « grand remplacement » est l’une des pièces maîtresses de cette grammaire. Drumont situe la menace mortelle au niveau des élites. Les juifs sont certes peu nombreux, mais à peine sortis du ghetto, ils ont pris le contrôle des banques, de l’Etat, de la presse, etc. Leur but est de « nous » éliminer, car leur religion les pousse à « nous » haïr, « nous » les pauvres chrétiens, victimes de « notre » compassion.

Je montre dans mon livre que l’on retrouve exactement la même rhétorique dans les livres de Zemmour, sauf qu’il situe « le grand remplacement » dans les classes populaires. Les immigrés « noirs et arabes », musulmans pour la plupart, font la loi dans les banlieues et veulent islamiser la France car leur religion les pousse à haïr les juifs et les chrétiens.

Les deux polémistes convergent aussi pour exploiter les ressources d’une rhétorique consistant à inverser les rapports dominants/dominés. Les minorités que « l’histoire officielle » et les « bien pensants » présentent comme des victimes sont en fait des agresseurs, qui « nous » dominent ou s’apprêtent à le faire. La force de persuasion de ce type de discours est accentuée par l’usage du « nous », pronom personnel qui crée une connivence entre celui qui écrit et celui qui lit (ou qui écoute). L’effet est accentué par la posture de victime que les deux polémistes réactionnaires adoptent constamment. Ils peuvent parler au nom de la France parce qu’eux aussi sont maltraités. Les élites qui contrôlent l’Etat, l’université, les médias, sont au service du « parti de l’étranger » pour reprendre une formule qu’affectionne Zemmour. Voilà pourquoi ces élites les méprisent, leur font des procès. Et quand ils sont condamnés, c’est la preuve que la justice elle-même est complice.

Pour renforcer l’identification des lecteurs issus des milieux modestes, nos deux polémistes rappellent avec complaisance leurs « origines populaires ». Zemmour va même jusqu’à disqualifier toutes les critiques qui lui sont adressées en affirmant qu’elles traduisent un « mépris de classe ». Quand on sait qu’il a fait fortune avec ses livres, qu’il habite dans un appartement cossu du VIIIe arrondissement de Paris, qu’il fréquente assidûment les cercles de la grande bourgeoisie, on se dit que l’ère des Trump à la française est peut-être plus proche qu’on ne le croit !

On comprend qu’au sein des classes populaires, celles et ceux qui sont victimes des injustices et de la violence du système capitaliste, puissent être séduits par ce type de rhétorique. Voilà pourquoi, comme je le montre aussi dans le livre, malgré les multiples arguments rationnels avancés par les gens sérieux pour réfuter leurs thèses, ces polémistes réactionnaires parviennent toujours à avoir le dernier mot.

Dans l’introduction, j’ai dit que je voulais comprendre pourquoi un journaliste comme Zemmour finissait toujours « par avoir raison alors qu’il défie la raison ». La réponse est que son discours n’obéit pas aux mêmes règles de « grammaire » que celle des savants. Dire que ces polémistes ont toujours raison, c’est constater que leur prose touche toujours un public beaucoup plus vaste que celui des chercheurs. Toutefois, cet impact dans le grand public ne peut pas s’expliquer complètement si on se contente d’analyser la relation entre l’auteur et ses lecteurs. Il faut se pencher sur une autre dimension de la réception des discours publics : celle qui concerne les médiateurs, c’est-à-dire les journalistes.

Le venin que les polémistes comme Drumont ou Zemmour mettent dans leur plume est une sorte de carburant nécessaire pour faire tourner le moteur médiatique. C’est une arme rhétorique, bien adaptée à la « fait-diversion » de l’actualité. Je montre que les deux polémistes sont passés maîtres dans l’art de créer des scandales, de provoquer des duels (à l’épée pour Drumont, à la télé pour Zemmour) ; ce qui est le meilleur moyen de doper leur audience. Ce n’est pas un hasard si un personnage comme Drumont s’est imposé au moment même où le capitalisme s’emparait du marché de l’information. La concurrence effrénée que se livrent les grands journaux de l’époque (et les chaînes télévisées d’aujourd’hui) les contraint à une course à l’audience dont profitent ceux par qui le scandale arrive.

Edouard Drumont a joué un rôle fondateur dans la fabrique de ces discours de haine en mettant au point les trois grandes règles qu’applique aujourd’hui un polémiste comme Zemmour : ressasser constamment les mêmes thèses en se maintenant au centre de l’actualité (grâce à la multiplication des polémiques), privilégier des exemples frappants (crimes, attentats, etc), parler à demi-mot (c’est le modèle des « petites phrases » lepénistes, qui fonctionnent sur le mode des sous-entendus, des allusions racistes, pour provoquer des polémiques et des plaintes en justice, de façon à entretenir la posture des victimes du « politiquement correct »).

Lorsqu’un chercheur étudie des sujets qui sont des enjeux brûlants dans les luttes partisanes du moment, il ne peut éviter que son travail soit récupéré par les uns et dénoncé par les autres. Je précise donc que ma comparaison ne porte que sur la grammaire des discours de haine que Drumont et Zemmour ont développée à 130 ans d’intervalle. A aucun moment je n’établis une équivalence entre l’antisémitisme (tel qu’on le définit de nos jours) et l’islamophobie. Je montre simplement que beaucoup de Français ne prenaient pas vraiment au sérieux l’antisémitisme de Drumont à la fin du XIXe siècle parce qu’ils ne pouvaient pas imaginer qu’il pourrait déboucher sur le génocide du peuple juif quelques décennies plus tard. Le cas de Georges Bernanos est à cet égard très significatif. Même si nous vivons aujourd’hui (en France) dans une société beaucoup plus pacifique que les générations précédentes, nous ne pouvons pas savoir ce que l’avenir nous réserve. Les massacres perpétrés ces dernières années au nom du « grand remplacement » prouvent que le venin dans la plume peut encourager une violence inouïe chez les fanatiques.

Il est bien sûr nécessaire de lutter contre tous les discours de haine qui existent aujourd’hui, y compris ceux qui se réclament de l’Islam. Cela ne doit pas pour autant conduire à minimiser la gravité de l’islamophobie que nourrissent les écrits de Zemmour et consort. Il faut combattre sans relâche l’utilisation politicienne qu’en fait l’extrême droite, mais aussi la complaisance de nombreux journalistes à son égard.

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